Travailler pendant ses congés et harcèlement moral de l’employeur
La Cour de cassation, dans son arrêt du 4 février 2026 (pourvoi n° 24-21324) vient de censurer une décision qui refusait de reconnaître un harcèlement moral. Elle rappelle une règle fondamentale : le juge ne doit pas « saucissonner » les preuves, mais regarder le tableau d’ensemble.
En l’espèce, la salariée avait produit des éléments prouvant qu’elle travaillait durant ses temps de pause et de repos.
Pour la Cour de cassation, ce fait n’est pas anodin. Le fait d’être sollicité ou de devoir travailler alors que l’on est censé se reposer est un élément matériel qui, cumulé à d’autres (comme des certificats médicaux ou des pressions managériales), peut laisser présumer un harcèlement moral.
Le non-respect des temps de repos n’est pas qu’une question de “temps de travail” ou d’heures supplémentaires. C’est aussi un indicateur de violences managériales. C’est une preuve de harcèlement moral.