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Projet d’économie du Gouvernement : ce qu’on ne vous dit pas.

Image d'un salarié débout dans un open space tenant une pancarte avec comme message suppression des droits acquis. Télécharger en PDF
Tract
En raison du déficit public de la France, le gouvernement propose un plan d'austérité qui implique des sacrifices. Le projet va plus loin que la suppression de deux jours de congés, il prépare discrètement une réforme du droit du travail. L'objectif est de rendre le cadre légal plus souple pour augmenter le temps de travail effectif. Voici une explication de ce qui nous attend.

Deux jours de congés en moins pour certains salariés.

Pour augmenter les recettes de l’État de 4,2 milliards d’euros dès 2026, le gouvernement envisage de supprimer deux jours fériés : le lundi de Pâques et le 8 mai.

Pour compenser la perte de revenus des salariés, l’État prélèverait directement une taxe équivalente aux salaires qui auraient été versés**.**** L’argent, qui normalement revient aux salariés, ira directement dans les caisses de l’État. **

Vous travaillerez plus pour le même salaire.

Le gouvernement, dans sa précipitation, a oublié les cadres au forfait jours, créant ainsi une iniquité salariale.

Les employés en forfait jours, dont le temps de travail est calculé en journées et non en heures, ne sont pas concernés par la suppression des deux jours de congés. Leur accord de travail stipule un nombre de jours travaillés par an, généralement 218 jours. Pour intégrer cette nouvelle mesure, il faudrait renégocier les accords d’entreprise, une démarche complexe et peu probable.

Cette situation crée une injustice flagrante : alors que certains salariés verront leur nombre de jours de congés réduits, les cadres au forfait jours conserveront le leur.

La cinquième semaine de congés monétisée : la fausse excuse du pouvoir d’achat.

L’idée de monétiser la cinquième semaine de congés payés pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés refait surface. Bien qu’il soit déjà possible d’épargner cette semaine sur un compte épargne temps (CET), il n’est pas possible de se la faire payer. Le gouvernement veut lever ce verrou, permettant ainsi aux salariés de transformer leur droit au repos en une source de revenu supplémentaire. Pour FO Matmut c’est prendre le problème à l’envers et il faut augmenter les salaires.

L’annualisation du temps de travail : plus de flexibilité pour les entreprises.

La réforme vise à faciliter l’aménagement du temps de travail sur l’année, plutôt qu’à la semaine. Le gouvernement veut simplifier et rendre cette option plus accessible, ce qui pourrait avoir deux conséquences :

Le forfait jours : plus d’autonomie, mais moins de garanties ?

Le gouvernement s’attaque également au forfait jours, un dispositif qui comptabilise le temps de travail en jours et non en heures. Ce dispositif est aujourd’hui encadré par des garanties strictes qui pourraient être assouplies, ce qui entraînerait deux conséquences :

La durée pour contester un licenciement limitée.

Le gouvernement veut raccourcir le délai de prescription pour contester un licenciement, actuellement de 12 mois. Il souhaite le fixer à 4 ou 6 mois, en s’inspirant des pratiques de nos voisins européens.

Ruptures conventionnelles plus complexes.

Face à l’augmentation des ruptures conventionnelles, le gouvernement veut agir. Il dénonce le fait que ce mode de séparation, qui donne droit à l’assurance chômage, soit plus utilisé que les autres fins de contrat. Pour lutter contre ce qu’il perçoit comme une dérive, deux options sont sur la table :

FO Matmut déplore que le plan d’austérité du Gouvernement, se traduit par une précarisation des salariés et une réduction de leurs droits acquis, faisant peser sur eux le poids des déficits de l’État.

FO Matmut appelle les salariés à contester ces mesures diminuant les droits des salariés en faisant grève les 10 et 18 septembre prochain.

FO Matmut, la Force syndicale aux côté des salariés Matmut.