Aller au contenu.
Vous pouvez adapter l'affichage du site grâce aux options d'accessibilité en activant les options par défaut (c'est à dire augmenter le contraste et la taille des caractères, et réduire les animations), ou en personnalisant les options. Pour activer les options par défaut, cliquez ici. Pour personnaliser l'ensemble des options d'accessibilité (incluant la navigation du texte au clavier), cliquez ici.
Aller au menu des sections principales. Aller au menu complet en fin de page. Aller au contenu.

L’union des français plutôt que la désunion.

Edito Michel Lemaire, Élu FO Matmut et Trésorier du CSE
Mots clé :

Le 10 septembre a eu lieu une manifestation contre l’austérité économique des gouvernements successifs visant toujours les salariés.

Les politiques économiques et fiscales des dernières années se caractérisent notamment par un allégement des cotisations patronales, mais aussi par des baisses massives d’impôts dirigées en priorité sur les entreprises ou par la baisse des impôts progressifs en direction des ménages les plus aisés. Leur mise en œuvre s’apparente à une remise en cause rampante de notre modèle social. En effet, notre système de solidarité repose avant tout sur une forte intervention publique pour maintenir un service public de qualité et des missions d’intérêt général permettant de répondre aux besoins essentiels de la population et de réduire les inégalités.

A l’heure de faire des économies pour résorber la dette de la France, un effort est demandé à la France d’en bas de faire encore des sacrifices.

Le mouvement du 10 septembre a été lancé hors structure syndicale et politique. Je ne peux que saluer un mouvement citoyen. Cependant, exclure les syndicalistes qui sont aussi des travailleurs et des citoyens, c’était affaiblir le mouvement.

Une mobilisation pour faire face aux défis actuels.

La France à vécu une journée de grève et de manifestations dont la pensée s’inscrit dans la lignée des grands mouvements sociaux qui ont marqué notre histoire. De Mai 68 au grand mouvement de 1995 contre le plan Juppé, la rue a toujours été un lieu de contestation et de transformation.

Mai 68 : le vent de la révolte Mai 68 est resté gravé dans les mémoires comme un moment de rupture, où les étudiants et les ouvriers ont fait converger leurs luttes. Les étudiants s’opposaient à la guerre du Vietnam et à la vétusté de leurs universités, tandis que les ouvriers, confrontés à la hausse du chômage et à la baisse des salaires, réclamaient une hausse de leur rémunération et la réduction de leur temps de travail (52 heures par semaine à l’époque !). Ce mouvement a débouché sur les Accords de Grenelle, qui ont permis une augmentation de 35% du SMIC, l’obtention de la quatrième semaine de congés payés et la création des sections syndicales d’entreprise.

1995 : l’unité contre le plan Juppé Plus proche de nous, le mouvement de 1995 a été un véritable bras de fer contre le plan Juppé, qui prévoyait de réformer les retraites et la Sécurité sociale. Pendant des semaines, les grèves ont paralysé le pays, créant un rapport de force qui a contraint le gouvernement à reculer sur une grande partie de ses mesures.

Créer un rapport de force et faire converger les luttes.

Aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation. Face aux gouvernements successifs et au plan d’austérité budgétaire pour 2026 qui va se préparer nul doute sur le dos des petits revenus, la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire. FO appelle à dire non à une politique qui s’attaque aux acquis sociaux et aux services publics. Nos revendications rejoignent celles du mouvement citoyen :

Pourquoi la grève est-elle plus qu’une simple perte de salaire ?

Chaque jour de grève, c’est une partie de notre salaire qui disparaît. C’est le sacrifice immédiat que l’on nous reproche souvent. La grève n’est pas une fin en soi, c’est un moyen de lutte pour gagner bien plus que ce que l’on perd. Perdre une journée de salaire pour en gagner des dizaines, voire des centaines sur le long terme. Car si on ne se bat pas, on ne perd pas une seule journée de salaire, on perd tout. On perd nos acquis sociaux, notre pouvoir d’achat, nos conditions de travail. Ne pas faire grève, c’est accepter les choix illégitimes de nos employeurs et du gouvernement, des choix qui nous poussent à la dégradation continue de nos vies. C’est pourquoi, le 10 septembre 2025, Force Ouvrière, fidèle à ses principes, s’est joint à la mobilisation.

Pourquoi FO dans cette mobilisation.

Force Ouvrière, bien que se revendiquant apolitique, participe pleinement à cette mobilisation. L’apolitisme de FO, ne signifie pas l’absence d’action sur des sujets politiques. Il s’agit plutôt d’une indépendance vis-à-vis des partis politiques, de l’État et des employeurs. C’est une force qui nous permet de nous concentrer sur la défense des intérêts des travailleurs, sans avoir d’idéologie partisane à défendre. Les entreprises sont unies, le MEDEF parle de la mobilisation des dirigeants entreprises contre la possibilité de la hausse de l’impôt des entreprises. Les Dirigeants des entreprises vont s’unifier. Nous, salariés, nous devons en faire de même. En unissant nos forces et en créant un rapport de force massif, nous pourrons montrer au gouvernement qu’il ne peut pas ignorer la voix du peuple. Le 10 septembre et pour les autres mouvements, la grève est l’arme de notre défense. C’est un sacrifice à court terme pour un gain collectif à long terme. C’est un investissement dans un avenir plus juste pour tous.