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Le vrai visage du progrès : quand la "contestation" devient la vraie force progressiste.

Edito Michel Lemaire, Élu FO Matmut et Trésorier du CSE
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Dernièrement, lors d’une réunion du Comité Social et Économique (CSE) concernant un projet de modification de métier de conseiller téléphonique en assurance, la DRH de la Matmut m’a indiqué que notre syndicat, FO, n’était pas “progressiste”. Cette affirmation, loin de me décourager, m’a poussé à réfléchir profondément à ce que signifie réellement le terme “progressiste” dans le monde du travail.

Décrypter la novlangue de l’entreprise : le piège des mots.

La communication des entreprises utilise des éléments de langage bien rodés pour tenter de discréditer les voix qui s’élèvent. On présente systématiquement FO Matmut comme un syndicat uniquement dans la “contestation”, opposé au “progrès”. C’est une stratégie délibérée pour nous enfermer dans une image négative. Pourtant, un syndicat ne “conteste” pas pour le plaisir de contester. Un syndicat revendique, il milite pour le progrès social, le respect des droits collectifs et l’effectivité de la justice sociale. Qualifier un syndicat de “contestataire” est donc une ineptie !

Cette distinction artificielle entre syndicats “contestataires” et “réformistes”, largement reprise par certains médias, est erronée et trompeuse. Elle manipule l’opinion sur les véritables engagements de chacun. Car si la “réforme” est censée incarner le progrès, alors s’associer à des mesures qui constituent de véritables régressions sociales n’a rien de réformateur, mais plutôt tout de conservateur et de régressif.

Quand la “contestation” est synonyme de véritable progrès.

Le libéralisme, en promouvant la défense des profits du plus petit nombre au détriment du bien-être général des salariés, nous éloigne du progrès social. Cette posture n’a rien de réformatrice, elle est fondamentalement régressive socialement. C’est pourquoi FO Matmut doit être qualifié de “réformiste” et non de “contestataire”. Ce dernier qualificatif, chargé d’une connotation négative, n’est pas employé innocemment par le patronat. Il instille un préjugé qui sert les éléments de langage du pouvoir et des entreprises, dans le but de disqualifier ceux qui s’opposent à des reculs sociaux.

Pour moi, et c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint FO Matmut et, plus largement, FO, dont les idées sont profondément progressistes.

FO Matmut : un engagement progressiste concret.

Qu’est-ce que cela signifie, être progressiste ? À FO Matmut, nous y voyons un engagement sur plusieurs fronts :

Sécuriser les salariés : un impératif !

Sécuriser les salariés, ne pas s’affranchir des règles protectrices du salarié ne signifie pas être conservateur. Cela signifie simplement remplir son rôle de représentant du salarié. Lorsque je discute, argumente en CSE face à la Direction, mes deux leitmotivs sont : l’intérêt du salarié et la sécurité juridique du salarié. Ainsi, dans le cas de la modification du métier de conseiller téléphonique en assurance, mes priorités étaient lors du CSE :

Lorsque la Direction n’a plus d’argumentaire, la caricature devient sa porte de sortie.

Le progrès : une nécessité, pas une utopie.

Être progressiste au sens de FO Matmut n’a rien d’une utopie, c’est une nécessité absolue. Agir pour construire un monde du travail plus humain et plus juste, où le progrès social va de pair avec les transformations économiques et écologiques, voilà notre ambition. Alors, la prochaine fois qu’on vous dira que FO “conteste”, rappelez-vous que derrière cette “contestation” se cache la véritable force du progrès. C’est en osant dire non aux régressions que nous construisons un avenir meilleur pour tous les salariés.